La commission du Prix de l'Institut Neuchâtelois a proposé cette année d'honorer Jean-Bernard Vuillème, écrivain, pour l'ensemble de son oeuvre.

 

Cérémonie publique, samedi 16 mars 2019

Aula de la Faculté des Lettres et Sciences humaines, Université de Neuchâtel

 

Arcinfo du 13 mars 2019

 

Arcinfo du 18 mars 2019

 

Laudatio de Mme Anita Froidevaux

"J'aimerais m'offrir le monde pour une bouchée de vent et franchir comme un albatros les paysages lavés de tous les carnages de l'histoire" Une île au bout du doigt, Zoé, 2007, p.81

 

Communiqué de presse du 12 mars 2019

Jean-Bernard Vuillème

La commission du Prix de l’Institut neuchâtelois a reconnu dans l’œuvre multiforme de Jean-Bernard Vuillème une sensibilité et un humour intrinsèquement liés où recherche du passé et vie du présent se répondent.

Journaliste, critique littéraire, son œuvre associe histoire, fiction et essai. Une vision pointue fait de Jean-Bernard Vuillème un témoin et un observateur averti de notre monde.

Riche d’une vingtaine d’ouvrages, comprenant essais, études historiques, romans, nouvelles, l’œuvre littéraire de Jean-Bernard Vuillème ne peut être dissociée de ses carrières de journaliste et de critique littéraire ainsi que de celle de communicateur qu’il met au service des autres.

Par exemple, il n’hésite pas à voyager quelques semaines aux Malouines pour s’imprégner de l’atmosphère qu’il souhaite développer pour un de ses romans. Finalement, deux œuvres sortiront de cette expérience immersive. Les Carnets des Malouines en 2005 seront complétés en 2007 par un roman Une île au bout du doigt, parodie d’un certain Tour du monde en 80 jours, où, en 31 jours, le héros retrace l’histoire de ces terres du bout du monde où guerres et pouvoir s’enchevêtrent inexorablement.

De sa naissance à Neuchâtel, à son installation à La Chaux-de-Fonds, Jean-Bernard Vuillème répond parfaitement au critère de « Neuchâtelois », preuve en est son intérêt pour l’histoire et la vie de notre canton, qu’il a développé dans quelques unes de ses œuvres historiques : Le temps des derniers cercles en 1987, Suchard, la fin des Pères en 1993, Meilleures pensées des abattoirs en 2005 ou encore Une aventure épineuse, en 2006 où 17 articles racontent l’épopée de l’Art nouveau et de Charles l’Eplattenier entre 1905 et 1914.

Né en 1950, il reçoit sa première distinction en 1990, le Prix Bachelin de littérature que lui remet la Société d’histoire et d’archéologie du canton de Neuchâtel.

Très vite les prix et distinctions se succèdent, en 1995 c’est le Prix Schiller qui lui est remis pour Lucie et l’ensemble de son œuvre, le Prix Michel Dentan vient en 2009 récompenser Pléthore ressuscité, puis le prix Bibliomédia lui est remis en 2012 pour M. Karl & Cie, le Prix Adam de l’Académie romande le récompense en 2016 pour Sur ses pas, son dernier roman qui nous entraîne dans une étrange quête du passé visant à la recherche du présent, et en 2017 c’est le Prix Renfer qui lui est remis pour l’ensemble de son œuvre.

 

Ce samedi 16 mars, M. Jean-Bernard Vuillème deviendra donc le cinquante-neuvième lauréat du Prix de l’Institut neuchâtelois et le 12ème dans le domaine de la Littérature.

Pour parfaire votre connaissance de l’auteur et de son œuvre nous vous conseillons la visite de son site http://www.lesmots-communication.ch/ et celui de l’Association des écrivains neuchâtelois et jurassiens, http://www.aenj.ch/, plus particulièrement de sa page http://www.aenj.ch/jean-bernard.vuilleme.

 

Neuchâtel, le 12 mars 2019

Nicole Bosshart, présidente de la commission du Prix de l’Institut.